Une église aurait été construite, en l'an 1600, après qu'eut été détruit le village de Rimont. Elle occupait l'emplacement où se trouve aujourd'hui la mairie ; un cimetière l'entourait.
Plus tard fut construite une autre chapelle - au milieu du cimetière - que fit ériger Collart, seigneur de Flize, qui eut sa tombe dans l'ancienne église.
Deux chapelles pour un village n'ayant que 58 habitants, tout juste ! Rimont, quand il disparut, en comptait 150 au moins.
L'église Saint-Remi actuelle date de 1865 : elle a trois nefs avec transept, 40 mètres de longueur sur 20 de largeur.
Un assez joli chemin de Croix est en relief sur le mur. Les orgues ont été données par Mme Jacob.
Pour acheter les deux cloches nouvelles, on revendit l'ancienne cloche portant le millésime 1777, dont le parrain était Antonio Raulin, seigneur du fief de Flize, lieutenant de la grande louveterie de France, manufacturier de la draperie royale de Sedan et la marraine, Marguerite Durand de Miremont.
Il y eut en effet, à Flize, une "foulerie de draps de Sedan". Elle se trouvait dans le vieux moulin - on en voit les vestiges près de la forge - qui, jusqu'en 1650, avait exclusivement été réservé pour la meunerie. Ce moulin avait eu pour premiers propriétaires les religieux d'Élan.
La rue du Moulin (actuelle rue Roger-Salengro) constitue avec le Pâquis, proche de l'église, la partie la plus ancienne du village.
Le château
Au lieu-dit le "Château", confluent de la Meuse et du ruisseau d'Elan, s'élevait, jadis, une tour ou guette, comme il s'en trouvait maintes et maintes le long du fleuve.
Sur son emplacement fut construit un château qu'habita, vers 1815, la famille Clermont-Tonnerre, et dont les parcs auraient été dessinés par Le Nostre.
Après le traité de Bruxelles fut démolie la tourelle de ce château qui, par suite, devint manufacture de draps, puis filature, puis ferronnerie et, enfin, maison bourgeoise.
En draguant la Meuse, en cet endroit, on retira de l'eau d'assez nombreuses armes provenant sans doute des "soldats royaux" faits prisonniers à la bataille de Nouvion, 1592, et noyés ensuite par ordre du maréchal de Saint-Paul.
En 1843, Jean-Nicolas Gendarme, de Vrigne-aux-Bois, maître de forges à Boutancourt et à Flize, acquérait ce château - ou plutôt cette maison bourgeoise - et le transformait complètement.
Lorsque se fit, en 1868, la « liquidation des usines », ce château fut acheté par Mme Jacob-Jacquemin, aujourd'hui décédée, qui lui donna son allure seigneuriale.
Il est, maintenant, la propriété de la société Arcomat.
Rimont :
Rimont était un ancien village assez important mentionné, le 15 septembre 1176, dans la donation que fait Guillaume de Champagne, archevêque de Reims, au chapitre de Saint-Remy de Mézières.
On l'appelait aussi Hardimont, et il se serait trouvé à la limite des territoires de Dom et de Flize, au lieu-dit la "Côte".
Rimont, sa "maison-forte" et son église disparurent sans doute entre les années 1521 et 1592 ; les Impériaux ayant commencé la ruine de ce village qu'achevèrent les troupes de Saint-Paul.
Sur son emplacement, on trouva des ornements d'église, des vases dits sacrés, et l'on vit longtemps des pierres calcinées.
Personnalités liées à la commune
Théophile-Albert Hannotin (1843-1909), architecte lillois, y est né.
Raphaël Diligent (1884-1964), sculpteur et illustrateur, né à Flize.