... à travers le Petit Ardennais...
7 Décembre 2019
Violent incendie. — Dans la nuit du 11 au 12, vers onze heures, un incendie a détruit le moulin de cette commune.
Le feu, dont la cause est inconnue, paraît avoir pris naissance» dans les combles.
Aux premiers cris d’alarme, les secours sont arrivés mais le corps du moulin construit en bois et torchis, était déjà tout en flammes quand la pompe a fonctionné, de sorte qu’il a fallu se borner à garantir la grange et la boulangerie.
Les pompiers de Neufchâtel, Poilcourt, Avaux et St-Etienne ont rivalisé de zèle et d’entrain, et vers trois heures tout danger avait disparu.
Les pertes, évaluées à 50,000 fr. sont couvertes par une assurance au Phénix et à la Confiance et par un don de 5 francs à la Caisse départementale.
Une partie du mobilier de ménage a été sauvé mais le grain et la farine renfermés dans les greniers ont été brûlés ou engloutis dans la rivière.
Réforme urgente. — On nous écrit : La commune de Brienne, desservie par le bureau de poste de Neufchâtel, ne reçoit que le surlendemain les dépêches expédiées des Ardennes; il en est de même de toutes les communes de l’Aisne voisines de la nôtre. Ce retard de vingt quatre heures provient de ce que, entre Reims et Laon, il n’y a aucun train depuis 9 heures du soir jusqu'à 6 heures du matin. Les correspondances, pièces administratives, lettres, journaux, etc., partant de Reims, n'arrivent à Guignicourt-sur Aisne qu’à 6 heures et demie alors que le courrier de Neufchâtel est parti depuis plus de deux heures avec les dépêches de Laon Nord. Il arrive alors que ces correspondances passent la journée à Guignicourt, attendant que la poste de Neufchâtel vienne les faire prendre à quatre heures du soir, pour ne les distribuer que le lendemain. Ce retard est tellement préjudiciable sous tous les rapports aux intérêts de notre région, que je tenais à vous le signaler, surtout au moment où la période électorale va s’ouvrir. Il y aurait un moyen de l’éviter : ce serait d’établir sur la ligne de Reims à Laon et le Nord, comme cela existe entre Laon et Reims, un service entre minuit et quatre heures du matin, qui partirait de Reims après le passage du train express sur Paris et emporterait les correspondances des Ardennes et de la Marne; ou bien on pourrait créer un service de courrier entre Asfeld, Neufchatel et Reims et vice versa qui remplacerait le train supplémentaire dont on vient de parler. Personne ne s’en plaindrait et Brienne, en particulier, recevrait des Ardennes les nouvelles toutes fraîches. En tout cas, une réforme est urgente et doit s’opérer par n’importe quel moyen.