... à travers le Petit Ardennais...
7 Décembre 2019
Bataillon scolaire. — On nous prie d’insérer la lettre suivante qui a, été adressée particulièrement aux parents des enfants du Bataillon scolaire :
« Le Comité des bataillons scolaires des Ardennes dans une de ses réunions précédentes a pris la décision de faire recevoir cette année par autorité supérieure le bataillon scolaire de Charleville. Ce bataillon se composera de deux compagnies de Charleville et Warcq réunies, d’une compagnie formée avec Mohon et Villers-Semeuse et enfin de la compagnie de Vivier-au-Court.
» Pour atteindre ce but et mériter le drapeau accordé par le ministère, et que nous voudrions voir figurer à la revue du quatorze, juillet, nous engageons vivement les chefs de famille à envoyer assidûment les enfants du bataillon aux exercices partiels et aux réunions des quatre compagnies qui ont lieu régulièrement les jeudis et dimanches.
» Dans l’espoir que notre appel sera entendu.
» Recevez, Monsieur, nos salutations empressées
» Pour le comité : Le directeur du bataillon,
» DUPONT . »
État-civil du mois d’avril. — Naissances. — Garçons : 8 ; filles : 4.
Publications de mariages. — Auguste-Théophile Ducamp, employé, 29 ans, et Catherine-Théodosie-Angèle Paquis, repasseuse, 21 ans.— Albert-Joseph Boulquain, entrepreneur, 24 ans, et Mathilde-Marguerite Richard, sans profession, 22 ans. — Charles Nicolas-Auguste Simon, chauffeur, 23 ans, et Jeanne-Catherine-Victoire Cartier, couturière, 20 ans. — Emile Minmeister, manœuvre, 21 ans, et Marie-Laure Aubry, sans profession, 18 ans.
Mariages. — Néant.
Décès. — Du 12, Lucien Lagnier, 11 mois. — Du 14, Henriette Magot, 32 ans, épouse Bourdier. — Du 15, Martin Flamin, 62 ans, cordonnier. — Du 28, Jean-François Pasquier, 60 ans, sous-chef d’équipe.
Le livre d’Or des Chemins de Fer. — M. Cochard (Edouard Léon), sous-chef de gare à Mohon, a trouvé, sur un quai, un bracelet en argent dont il a fait la remise.
Bal. — La Société des Amis Réunis invite la jeunesse de Mohon et des environs au grand bal qu’elle donnera le Dimanche 17 mai, à six heures du soir, dans l’établissement de M. DOR, cafetier, rue de la Cité, à Mohon.
Conférences ouvrières. — On nous prie d'insérer l'avis suivant [24] :
Le citoyen J.-B. Clément qui a déjà donné des conférences à Nouzon, Braux, Bogny, Deville et Charleville, se propose de continuer dans les localités suivantes : Mohon, le 24 , à 1 h.1/2 ; lundi 25 à Monthermé, à 1 h.1/2 salle Bertrand-Desmar; Revin, le 25, à 8 h. du soir ; Fumay, le 26, à 8 h. du soir ; Thilay, le 27, à 8 h. du soir ; le 28, les Hautes-Rivières, à 8 h. du soir ; le 29, à Sedan, à 7 h. du soir ; à Rethel, le 30, à 8 h. du soir ; à Nouzon, le 31, à 4 h. du soir.
Concert. — Lundi 25 de trois heures à quatre heures, sur la Grande-Place par la Fanfare des Ateliers-Réunis :
1. Le Poitevin, pas redoublé ( Seeghers ) . — 2. L'Espiègle, ouverture ( Mailly). — 3. Printanières, air varié ( Couturier ) . — 4. L'Ambassadrice, ouverture ( Auber ) . — 5. Merle et Pinson, polka pour cornet et bugle solos (Reynaud).
LA FÊTE NATIONALE. — La Fête nationale a été splendide à Mohon. Toutes les maisons étaient pavoisées et illuminées. Le concert sur la place, et les jeux ont eu un immense succès. Le soir le bal était magnifique et plein d’entrain. Les illuminations étaient superbes, surtout à la gare, mais on a remarqué avec regret que les deux rotondes du Dépôt des machines, si bien pavoisées du vivant de M. Menuisier, brillaient complètement par l’absence de lampions.
Le 14 juillet. — Détails complémentaires. — Comme nous l’avons dit, la fête nationale a été célébrée à Mohon avec beaucoup d’éclat. Dès la veille une magnifique retraite aux flambeaux par les trois sociétés musicales de Mohon obtenait le plus vif succès. Partout sur son passage ce n’a été que décharges, feux d’artifice, illuminations aux couleurs variées. Par moment l’aspect était réellement féérique.
Enfin, à 10 h. 1/2 du soir, la Marseillaise jouée alternativement par les deux fanfares et une sonnerie de trompes, terminaient cette joyeuse soirée.
Le 14 juillet, à deux heures, des sonneries de trompes annonçaient l’ouverture de la fête.
Le bataillon scolaire a été très applaudi dans ses exercices de l’écolo du soldat et de l’école de section.
La gymnique par ses mouvements d’ensemble avec chant, mérite les plus sincères éloges.
La fanfare des Ateliers-Réunis et la Fanfare municipale ont brillamment exécutés les plus beaux morceaux de leur répertoire.
Les jeux ; mât de cocagne, baquet hydraulique, ont égayé tous les spectateurs.
La tombola des jeunes filles, celle du tir, la distribution de jouets aux petits enfants avaient attiré une foute considérable.
Les splendides prix du concours de tir ont été distribués à MM Poncelet, Barbaise, Sandras, Daune, Despontin, Martinet, Lahaye, Mazelot et Barbreux.
Le bal a été des plus animés, de 8 h. du soir à 2 h. du matin.
Le soir, illuminations magnifiques. Nous avons remarqué la place, la mairie, la gare et nombre de maisons particulières.
Du reste la population avait puissamment secondé la municipalité; partout des drapeaux,des lanternes, des verres.
En somme excellente journée, dont le souvenir sera longtemps agréable à tous.
Nos félicitations les plus sincères à MM. les commissaires de la fête.
Tir à la carabine. — Dimanche, 26 courant, chez M. Dox, rue de la Cité, à Mohon. — Prix d’honneur, carabine; 2° prix, une montre ; 3° prix, un révolver. (Voir les affiches)
Stupide diffamation. — Dans la nuit du 24 au 25 courant, un ou plusieurs individus inconnus ont cru spirituel d’apposer sur les murs de l'établissement tenu par M. Dor, Constant, des placards injurieux ainsi conçus :
« Dimanche 26 juillet, grand bal organisé par la Voyoucratie de Mohon, chez des Belges en concubinage ».
L’injure, comme on le voit, s’adresse non-seulement au propriétaire de l’établissement, mais encore à toute la clientèle qui la fréquente.
Une enquête est ouverte et M. Dor se propose de faire châtier sévèrement les coupables s’ils sont découverts.
Placards injurieux. — M. Dor. Constant, de Mohon, nous prie d’insérer textuellement la lettre suivante en nous priant de ne rien changer à l’orthographe ni au style, ce que nous faisons pour lui donner satisfaction, et à titre de document :
« Monsieur le redacteur
» Veuillez je vous prie insérer dans vos colonnes la lettre suivante,
» Au nom de vous les soçiétaires des amis réunis les « Kronmirs» répondant à certaines affiches annonymes posées à tous les çoins de rue de Mohon entre autre lieux çomme plus visible a la porte du Iaminoir çomme étant la plus forte partie de la soçiété
» Nous Amis réunis. Ou régne l’aççord le plus parfait dans toutes nos réunions nos felicitations a çes gens malhonnêtes qui nont pas çraint de Vom?????????? tous en se permettant de traiter la soçiété de Vôyoucrâçarie, il est un fait çertain que dans Cinquantes soçiétaires que nous sommes il serait difficile d’en trouver un qui aurait sibi de Condanation
» quant a la seçonde atteinte qui nous a été portée au sujet des belges, nous ne prenons pas cela pour nous quant a nous il nous est impossible de dire a qu’elle nationalité aparteinnent les poseurs d’afiches non approuvèe puisqu’ils ont eu la lâcheté de se donner de garde de se faire çonnaitre, s’ils ont du moins la place du Çœur nous attendons leur reponse cette fois signée, alors nous pourons nous ne çonnaissant pas la fausseté, leur parler nous même; quant aux amateurs délicats pour cela nous en faisons partie; aimant a nous faire respecter avec honneur ; nous somment tous Amateurs déliçats ne voulant pas faire partie d’auçune autre soçiété ou pour nous l’on ny rençontre que de la vilnie; notre déliçatesse repousse çes gens, ne voulant fraterniser en auçune sortes avec eux seulement en amateurs délicats nous teindrons a ee qu'une enquêta soit faite au sujet de ces insultes tenant en vue presque sur ceux qui sen sont rendu çoupable.
» Comme chef de létablissement ayant été ateint gravement mais pour çette insulté sous peu nous serons sur, alors nous pourons fairé serrer ces gens de près, car ils se sont bein trompé ils ne nous çonnaissent guère, l’atteinte qui nous a été porteé est entièrement fausse mais çomme l’insulte porteé contre la soçiété est autant contre l'établissement je les remerçie et sil sont assé homme je les attend et suis prêt a leur répondre moi memé ils peuvent venir me parler en face.
» au nom de toutes la sóciété
chef de l établissement
» DOR CONSTANT
> Mohon le 29 juillet 1885. »
Noyé. — Mardi [19], à 3 heures du soir, le corps de M . Alexandre-Léon Lambot, mineur, âgé de 45 ans, domicilié à Mohon, a été retiré de la Vence.
Ce malheureux serait tombé dans la rivière pendant la nuit du dimanche au lundi.
Il se trouvait, paraît-il, sous l’empire de la boisson.
Cette mort, d’après les constatations du médecin, est tout à fait accidentelle.
MOHON. — Concert le 25 courant, à quatre heures, sur la Grande-Place par la Fanfare municipale:
Allegro militaire (XXX). — La croix d'honneur, ouverture (Bléger ) . — Marie Stuart, ouverture (Bléger ). — Le Rêve d'une heure, valse (XXX ) . — Clothilde de Nevers, ouverture ( Mullot ) .