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Chroniques ardennaises

... à travers le Petit Ardennais...

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[Charleville] 1885 #7

Juillet

Vol. — La veuve Lécuyer, inculpée de vol d’une poule, est condamnée par défaut à 15 jours d’emprisonnement. Elle a bien fait adresser au tribunal un certificat constatant ou à peu près qu’elle était indisposée, mais comme il est établi que la cause de son indisposition est due à son habitude de lever le coude à hauteur de la bouche, les juges n’ont pas cru devoir admettre cette excuse. 

BIessures par imprudence. — Le nommé Gueures, Jean, sujet belge, âgé de 20 ans, domestique chez M. Maréchal, propriétaire du Grand-Hôtel, à Charleville, a renversé, par inadvertance le 7 juillet dernier, la dame veuve Dupont, qui passait dans la rue Saint-Mathieu. Les roues de l’omnibus que conduisait Gueures passèrent sur les jambes de la pauvre femme, sans toutefois occasionner de fracture. Néanmoins Mme Dupont est encore alitée à l’heure qu’il est. Gueures est condamné à 60 francs d’amende et M. Maréchal, son patron, déclaré civilement responsable.

Brevet élémentaire. — Mlle Marie David, élève de Mlle Billaudel, professeur, vient de subir avec succès les épreuves du brevet élémentaire devant la commission d’examen de Laon.

Société de tir. — Le sixième grand concours annuel touche à sa fin ; trois jours restent pour les retardataires les 14, 16 et 19 juillet. Le tir des délégations se terminera le jeudi au soir. Plusieurs prix ont été ajoutés à différentes cibles où les faibles et les forts tireurs pourront se classer car de nombreux prix restent à gagner, notamment au Balle-Trap et au Sanglier. Les cibles populaires sont très fréquentées et la lutte y est vive pour les premiers prix. Le tir territorial s’est terminé hier ; un grand nombre de soldats de toutes armes y a pris part et les résultats obtenus sont sans précédent. Nous comptons sur le patriotisme de tous pour assurer la réussite de ce concours qui est en très bonne voie.

LA FÊTE NATIONALE. — Les dépêches qui nous arrivent de toutes parts nous permettent de constater, à notre grand plaisir, que dans tout le département la Fête du 14 Juillet a été célébrée avec plus d’éclat encore que les années précédentes.
La retraite aux flambeaux. — A Charleville, dès la veille, la cité toute entière était pavoisée de drapeaux aux couleurs nationales et, le soir, une retraite aux flambeaux organisée par notre vaillante compagnie de sapeurs pompiers commandée par son capitaine, M. Alfred Latour, parcourait les rues entraînant sur son passage une foule énorme. Nous avons remarqué dans l’organisation une innovation des plus heureuses. Au milieu des torches et des lanternes, plusieurs sapeurs-pompiers portaient des arbustes illuminés à chaque branches par des godets de verre qui faisaient le meilleur effet du monde.
M. Laurent trouble-fête.— Le 14, à huit heures du matin, une grande revue des troupes de la garnison avait lieu sur le Cours d’Orléans.
A ce propos nous ne saurions passer sons silence un incident des plus regrettables et dont la responsabilité incombe uniquement à M. le maire de Charleville, qui depuis longtemps semble avoir rompu, de propos délibéré, avec les traditions les plus élémentaires de la poIitesse française.
Selon l’usage, M. le maire avait adressé une convocation aux différentes Sociétés de la ville en les priant d’escorter le Conseil municipal jusqu’à l'emplacement qui était officiellement désigné à cet effet.
A l’heure fixée, et faisant face au perron de la mairie se trouvaient réunis le Bataillon scolaire, la Chorale, les Sauveteurs et la Fanfare municipale qui tenait la tête. Tous étaient prêts à former le cortège, lorsqu'à la stupéfaction générale l’on vit M. Victor Laurent descendre d’une façon précipitée l’escalier de droite du perron, et, sans même daigner jeter un regard sur les sociétés qu’il avait invitées lui-même, longer grand train les arcades, entraînant avec lui les membres présents du Conseil qui s’essoufflaient à le suivre sans rien comprendre à cette algarade.
Indigné d’une impolitesse aussi grossière, M. Paul Delahaut, chef de la Fanfare, donna immédiatement l'ordre à ses musiciens de se retirer, ce qui fut fait avec une unanimité touchante. Les autres sociétés ne crûrent pas devoir suivre cet exemple énergique que le public a approuvé sans aucune réserve. Elles se rendirent, quand même, à la revue; mais non sans déguiser leur juste mécontentement, et non sans protester bien haut contre le manque aux convenances intentionnel ou irréfléchi dont M. le maire avait cru devoir les régaler à l'occasion de la fête de la République.
Nous savons de source certaine qu’ à la suite de cet incident plusieurs conseillers ont échangé des explications avec deux membres de la municipalité, dont l’un n’a pas précisément fait preuve d’une extrême courtoisie.
La revue qui a eu lieu dans un ordre parfait et à laquelle assistaient, outre les troupes de la garnison, un grand nombre d'officiers de l’armée territoriale, les sections techniques, les douaniers et les forestiers, s’est terminée par un défilé très correct devant M . le général de brigade Mathelin.
La Fanfare applaudie et vengée. — Dans l'après-midi, de 3 h. 1/2 à 5 h., la Fanfare municipale et la Société chorale se sont fait entendre au kiosque de la gare. Tous les morceaux ont été chaleureusement applaudis, la population ayant compris qu’elle devait apporter à cette excellente Société une compensation à la sotte injure qui lui avait été faite dans la matinée par la municipalité.
La Marseillaise chantée par la chorale et accompagnée par la fanfare, a été l’objet de frénétiques applaudissements.
Les illuminations. — Le soir, de brillantes illuminations se remarquaient de tous côtés.
L'Hôtel-de-Ville, Le « Petit Ardennais », la Gare, le Lycée, à Charleville ; la Préfecture, la Recette générale, la Cour d'assises et la gendarmerie, à Mézières, attiraient surtout l’attention des nombreux promeneurs.
Le Bal. — Enfin, un bal très animé, donné sur la place Ducale et qui s’est prolongé fort avant dans la nuit, a joyeusement clos la fête de la nation.

«La Carolopolitaine». — La Société colombophile La Carolopolitaine a l'honneur d'informer ses membres honoraires que c’est dimanche prochain, 19 juillet, qu’aura lieu le concours qui leur est offert.
Nomenclature des prix : Montre argent. — Réveil Néo-Grec.— Revolver. — Coffret. — 3 bouteilles champagne. — Une demi-douzaine cuillères à café. — Service à café. — Service à bière, — Théière. — Ports-pipe. — Revolver. — Cafetière brevetée. — Panier. — Cafetière. — Service à liqueur. — 2 bouteilles liqueur. — Blague. — Cruche à bière. — Pot à tabac. — Encrier. — Tire-bouchon. — Une bouteille liqueur.

GESPUNSART - CHARLEVILLE. - Voiture versée — Ce matin la voiture qui fait le service de Charleville à Gespunsart a versé au lieu-dit la Maison Blanche. Tous les voyageurs ont été plus ou moins gravement contusionnés et plus particulièrement Mme Blaise, la femme du docteur de Gespunsart qu’on a dû ramener sur un brancard et le curé de Gespunsart qui a eu l'arrière de la tête fendu. C’est en voulant dépasser une charrette qu’un des chevaux de la diligence a pris peur, a reculé et a fait verser le véhicule dans le fossé.

Notre numéro du 14 Juillet. — De tous côtés on nous demande des numéros du Petit Ardennais du 14 Juillet. Nous avons le regret de répondre qu’il ne nous en reste plus un seul. Le succès de ce numéro nous vient, outre du soin que nous y avions apporté, de la réclame qu’ont eu l’obligeance fie nous faire nos excellents confrères de la réaction, en critiquant de parti-pris, chacun de nos articles. Nous les en remercions bien sincèrement, et, notamment, notre confrère de Rethel qui a bien voulu attribuer à notre rédacteur en chef de magnifiques vers extraits des Iambes de Barbier.

Distribution de prix. — La distribution soIennelle des prix à l’institution Mabille, aura lieu le samedi 1er août 1885, à neuf heures et demie du matin, dans la salle du théâtre, sous la présidence de M . Laurent, maire de Charleville.

Un beau coup de ligne. — Hier soir, vers six heures, le nommé Druard, Dominique, dit le Bouc, a pu, grâce à son habileté, retirer de la Meuse, avec une ligne excessivement fine, une brême énorme du poids de 7 livres. Dans le transport de sa joie, l’heureux pêcheur embrassait sa capture.

Sauvetage. — Le 15 juillet 1885, vers quatre heures de l’après-midi, M. Charles Ladouce, dit Chaudron, pêcheur à Montcy-Saint-Pierre, était en train de tendre des verveux ,aux environs du Trou des Collégiens, lorsqu’il entendit appeler au secours. Il remarqua bientôt un jeune homme nommé Gire, ouvrier pipier à Charleville, qui était sur le point de se noyer. M. Charles Ladouce se porta immédiatement à son secours et fut assez heureux pour le ramener vivant sur la rive. C'est déjà le quatrième sauvetage opéré par M. Ladouce, dont l’un au péril de sa vie.

Convocation. — L’assemblée générale de l’Association des anciens élèves du Collège et du Lycée de Charleville aura lieu le dimanche 9 août, à midi et demi, à l’hôtel du Lion-d’Argent. Comme les années précédentes, cette réunion sera suivie d’un banquet, qui sera présidé par M . Carré, inspecteur général de l’enseignement primaire, ou, à son défaut, par M. Larmoyer, conseiller général.

Coup violent. — Dimanche, vers sept heures et demie du soir, un rassemblement considérable s'était formé quai de la Madeleine, en face le café Valentino. Voici ce qui venait d’arriver : Un jeune homme de dix-sept ans, garçon épicier chez un négociant de notre ville, venait de recevoir, d’un nommé M ..., pour une raison futile, un violent coup de pied dans les parties sexuelles. Le jeune garçon fit quelques pas et alla s’affaisser sur le bord du trottoir en jetant des cris déchirants. Des personnes le transportèrent dans un café. voisin, où des soins lui furent immédiatement donnés par M. Caniaux, salliar, rue du Moulin, membre de la Société de Sauneteurg. Pendant ce temps, la police était prévenue et venait aussitôt faire une enquête. L ’auteur de cette méchante agression n’en est pas, paraît-il, à son coup d’essai.

Quitte pour Ia peur. — Dimanche, vers 6 heures et demie du soir, les habitants du haut de la rue Bourbon étaient mis en émoi par une épaisse fumée qui s’échappait de la fenêtre du premier étage, chez M. Hostermann. De suite on crut à un incendie et, comme l’on savait Mme Hostermann absente, on monta chez elle au moyen d’une échelle. On put constater qu'il n’y avait qu’un simple réchaud à pétrole sur lequel le pot-au-feu, débordant, avait occasionné la fumée, auteur de la panique. On sut de suite qu’il n’y avait aucun danger à redouter.

La Fête militaire du 13 juin . — Dans une réunion générale qui a eu lieu vendredi dernier, l’état des recettes et des dépenses a été présenté par M. Mairel, trésorier. Les voici résumées : Les entrées, quête, dons gracieux ont produit une somme de 4,169 fr, 90 ; sur laquelle il a été prélevé : pour la ville, 200 fr.; pour gardes, droits d’auteurs, gaz, décorations, etc., etc., 1,969 fr. 45, ensemble des dépenses : 2,169 fr. 45. La recette nette est donc de 2000 fr. 45 qui vont être adressés à Toulon et à Marseille pour être distribués aux malades ou blessés du Tonkin revenant en France.

Conseil municipal. — Le Conseil municipal se réunira, vendredi prochain 24 juillet, à 2 heures de l’après-midi. — Ordre du jour : 1° Chemin de fer de Vrigne-Meuse à Vouziers avec embranchement de Chatillon à Buzancy. Demande de participation à la ville de Charleville ; 2° Chemins de grande communication n ° 12 et 39. Alignement. Avis du Conseil.

Le Lycée de Charleville a présenté cette année, deux candidats à St-Cyr, ce sont : MM. Dié, Jules, de Nouzon, et Gippon, Jean-Baptiste, de Donchery. Ces jeunes gens sont tous deux admissibles. Il a aussi présenté trois candidats à l’Ecole des Arts-et-Métiers de Châlons, ce sont les jeunes : Despas, Gustave; Druart, Albert, et Bonhenry, Georges. Ces trois élèves sont admissibles.

La distribution de prix aux élèves de l’école annexe aura lieu samedi prochain, 25 courant, à deux heures du soir, à l’école normale d’instituteurs, salle d’examen.

lncendie. — Encore notre vigilant guetteur pris en défaut ! La cloche de Mézières sonnait déjà depuis dix bonnes minutes, les habitants de cette ville remontaient les Allées et nos vaillants pompiers se rendaient sur le lieu du sinistre lorsque notre sonneur a daigné nous avertir que le feu venait de se déclarer dans une maison de la rue du Petit-Bois. Il était environ minuit et demie lorsque l’alarme fut donnée. Un incendie qui menaçait de prendre de grandes proportions embrasait tout le toit d’un immeuble presque neuf appartenant à M . Mellier. Bientôt tous les pompiers et les Sauveteurs étaient à la besogne, et, après une demi-heure de travail, on était maître du feu. La compagnie de sapeurs-pompiers de Mézières et une assez faible partie de la garnison étaient aussi venus en aide aux pompiers de Charleville. Chacun a pu constater que le feu avait été habilement et vigoureusement attaqué, aussi, comme nous le disions plus haut, a-t-il pu être arrêté en très peu de temps. L’eau était d’ailleurs en très grande abondance, grâce à l'é­tablissement des regards d’incendie, innovation qui supprime la nécessité des chaînes et permet d’organiser beaucoup plus promptement les secours. A quatre heures du matin, tout était complètement éteint. On remarquait sur les lieux du sinistre toutes les autorités civiles et militaires. Le grenier a été brûlé avec ce qu’il contenait et les plafonds du deuxième étage sont complètement abîmés par l’eau. L ’escalier a été aussi attaqué par les flammes. Les dégâts pour le bâtiment seul sont évalués à 15,000 francs environ. Il y a assurance à plusieurs Compagnies, entre autres l’ Union des Deux Villes et le Soleil. La cause de ce sinistre est inconnue.

Passage de troupe. — Le maire a l’honneur d’informer les habitants qu’ils auront à loger, le 24 juillet courant, pour une nuit, 10 officiers, 212 hommes et 5 chevaux, du 1er bataillon du 43* régiment d’infanterie, allant de Lille à Verdun.

Etat-civil du 6 au 20 juillet 1885.Naissances. — Garçons, 10, — Filles, 9. Publications de mariages. — Jean-Pierre-Léon Crépeaux, cultivateur, et Marie-Clotilde Béchet, lessiveuse. — Auguste Maré, mouleur, et Zélie-Adeline Hureaux, servante. — Alfred Joseph Lebègue, menuisier, et Marie-Aurélie-Josèphe Cogniaux, couturière. — François-Jules Edouard Locotte, employé, et Marie-Eugénie Julienne D’ans, sans profession. — Edmond-Antony Durant, marbrier, et Honorine-Juliette Magnie sans profession. — Jules-Armand Guillemain, quincaillier, et Léontine-Berthe Godart, sans profession. — Emile Eugène Fuzellier, ajusteur, et, Marie-Félicie Copine, couturière. — Louis Bajot, tisseur, et Eugénie-Orélie Hureaux sans profession. Mariages. — Charles-Jules Jacquier, 29 ans, et Marie Mélanie Godfroy. — Eugène Jacquet, 23 ans, et Ismérie-Elvire Brabant, 24 ans.— Raoul Lucien-Auguste Lingard, 26 ans, et Clémence Lalbertier, 20 ans. — Gustave-Léon Guillaume, 23 ans et Constance-Augustine Jardin, 22 ans.— Jean-Baptiste-Paulin Conter, 27 ans, et Maie Léonie Defise, 21 ans. — Philippe-Eugène Salmon, 26 ans, et Augustine-Octavie Meunier, 20 ans. — Jean-Baptiste Motch, 34 ans, et Céline Caroline Lhuire, 21 ans. — Emile-Jules Goupil, 36 ans, et Emilie Gaillot, 21 ans. Décès. — Henri Chaupe, 5 ans. — Alfred-Joseph Lebègue, 24 ans. — Jules Cousin, 8 mois.— Modeste Colson, 48 ans. — Léonie-Sidonie Gille. 28 ans.

Arrestation . — Mardi soir, la police a arrêté le nommé Lompré Louis-Marius, reconnu coupable d’avoir volé au préjudice des époux Allain, un porte-monnaie contenant 13 fr. et divers autres objets.

La Carolopolitaine (Concours des membres honoraires). — Prix offerts par les sociétaires : Saulces-Monclin, 40 kilomètres. — 19 juillet.— 1° prix : MM. Bunoust, colombier Hermand. — 2°, Lesselle, id. Rousseaux. — 3e, Lamatz, id. Houdart. — 4°, Debeauvais, id. Michel. — 5e, Santerre-Migeot, id. Jonval. — 6e, Pierquin-Migeot, id. Gobé. — 7e, Gavet-Roncin, id. Godfroy. — 8e, Munaut-Jurion, id. Lépine. — 9°, Watelet, id. Paroche. — 10e, Nicolas Gespart, id. Chariot. — 11e, Divoy, J.-B., id. Salle P. — 12e, Sylvain, id. Henry. 13e, Jonval, Paul, id. Ballot. — 14e, Bourgogne, Léon, id. Pierrot. — 15e, Bouvier, id. Raquin. — 16e, Deité, id. Mairesse. — 17e, Latour, Albert, id. Houdart. — 18e, Barca, id. Michel.— 19e, Lambert, id. Rousseaux. — 20e, Vincent, Paul, id. Paroche. — 21e, A. Raulet. id. Jonval. — 22e, Geapaid, id. Godfroy. — 2Se, Nieaiae, id. Chariot. — 24e, L. Chauehet, id. Salle P. — 25e, Boudréaux, D., id. Surprise.
Les prix seront distribués à partir de jeudi prochain 23 courant et les jours suivants, de midi à deux heures, au siège de la Société, Café Dubois, rue du Petit-Bois.

Chien perdu. — Il a été perdu un chien griffon, répondant au nom de Castor, le ramener à M. Corneau, Square de la Gare, à Charleville. — Récompense.

CHEMINS DE FER DE L’EST. — Promenade dans la vallée de la Meuse. — En vue de faciliter les promenades dans la Vallée de la Meuse, les dimanches et jours de fête, la Compagnie des chemins de fer de l’Est délivre, comme les années précédentes, du 1er mai au 15 octobre, à ses gares d’Epernay, de Reims, de Rethel, de Sedan et de Charleville pour Givet, des billets spéciaux d’aller et retour à prix très réduits, donnant aux voyageurs le droit de descendre à l’une des stations comprises entre Charleville et Givet et de reprendre le chemin de fer à une autre station. 
La délivrance de ces billets a lieu le samedi ou la veille des jours de fête à partir de midi et se continue jusqu’au lendemain à midi. Ils sont valables, pour le retour, jusqu’au lundi ou jusqu’au lendemain des jours de fête, dans les trains partant dans la matinée jusqu’à midi. Enfin, ils sont reçus dans tous les trams comprenant des voitures de la classe pour laquelle ils sont délivrés. 
Prix des billets d’aller et retour : d’Epernay, 1re classe 12 fr., 2e classe, 9 fr., 3e classe 7 fr.; de Reims, 10 fr ., 8 fr., 6 fr. ; de Rethel, 8 fr., 6 fr., 4 fr.; de Sedan et Charleville, 7 fr., 5 fr, 3fr.

SPECTACLES - FÊTE. — Café de la Promenade. — Prochainement, soirée artistique, instrumentale, littéraire et récréative, offerte au public par M. Gaston d’Angeville , mnémotechnicien-virtuose, premier prix du Conservatoire de Paris.
Concert demain [25] samedi, à huit heures et demie au kiosque de la gare, donné par la Fanfare municipale de Charleville, et la Société Chorale les Enfants de Chevé. Le Petit Duc, allegro militaire (X...) — Ouverture du Lac des Fées , (Auber). — Salut aux Chanteurs, chorale ( A . Thomas). — Faust, mosaïque (Gounod). — Les Volontaires, chorale (Paillard ). — La Chatte merveilleuse, fantaisie (Grisa r). — Lack, polka (Ant . Seifert ). En cas de mauvais temps, le concert sera remis au samedi suivant.

CONSEIL MUNlCIPAL. — Séance du 24 juillet 1885. — La séance est ouverte à deux heures un quart sous la présidence de M. le maire. Le procès-verbal de la dernière séance est adopté sans observations. Il est ensuite passé à l’ordre du jour.
Chemin de fer de Vrigne - Meuse à Vouziers . — Nos lecteurs trouveront plus loin un article concernant l’utilité de la création de cette ligne. La ville de Charleville est saisie d’une demande de subvention de 20,000 francs pour cette voie ferrée qui doit avantager considérablement son commerce. Le Conseil tout-en reconnaissant l'avantage du tracé par Vrigne-Meuse, regrette, vu l’état de ses finances, de ne pouvoir voter la subvention.
Alignement . — Une demande d’alignement de M. Adam -Blaise, sur le chemin de grande communication numéros 12 et 89, avec soulte à son profit de 2,400 fr. pour 41'7 mètres cédés à la ville est favorablement accueillie, mais avec réduction de la soulte à 1,900 fr.
Taxes irrécouvrables . — Le Conseil donne déchargé su receveur municipal de différentes taxes irrécouvrables pour la somme de 485 fr. 40.
L ’ordre du jour étant épuisé la séance est levée à quatre heures moins un quart.

Association amicale des anciens élèves de l'Institution Rossat. — Tous les élèves de l’Institution Rossat sont convoqués en assemblée générale pour le dimanche, 2 août prochain, à midi et demi. ORDRE DU JOUR : 1° Lecture et ratification des statuts ; 2° Nomination du bureau définitif.
La réunion aura lieu à Charleville, dans les salons de l'Hôtel du Lion d ’argent, et sera suivie d’un banquet, dont le prix est fixé à 10 fr. par tête.
Prière d’adresser les adhésions à M. Mabille, chef d’institution, à Charleville.

Passage de troupes. — Hier, vers onze heures du matin, le bataillon du 43e, dont nous avions annoncé le passage, faisait son entrée dans notre ville, arrivant de Maubert-Fontaine. Malgré l’excessive chaleur qui durait depuis le matin et les tourbillons de poussière occasionnés par le vent, tous les hommes qui composent ce bataillon, sont arrivés bien portants et avec une allure martiale que chacun a pu remarquer.
Ces braves militaires ont été reçus à Charleville par MM. les officiers du 91e et par la musique de ce régiment.

La distribution solennelle des prix sera faite aux élèves du Lycée , le lundi 3 août, à dix heures du matin , dans la salle de la Gymnique , sous la présidence de M . Nolen , recteur de l 'Académie .

REUNIONS. — Comité républicain . — La Commission du Comité républicain démocratique de Charleville a l’honneur de prévenir ses membres qu’elle se réunira samedi, 25 courant, chez M . Jacob, café de la Gravière, place de la Gare.

CHRONIQUE DES HEUREUX. — Aux tirages de juillet des Obligations Villes de Paris et Amiens, six clients de la Caisse générale d’Epargne et de Crédit , (116 place Lafayette, Paris), gagnent des lots variant de 200 à 10 000 francs — Cette Société a ouvert 63 00 comptes et en a liquidé 35.000. Le nombre de ses gagnants s’élève à 58.
En présence de pareils résultats, les agents soucieux de ne prêter leur concours qu’à une Société qui a fait ses preuves, offriront leurs services à C. LEFEBVRE , inspecteur a Charleville.

Distribution des prix. — Hier [25], à deux heures d'après-midi, avait lieu à l’Ecole normale la distribution des prix aux élèves dz l’école annexe.
M l’Inspecteur d'Académie, se trouvant indisposé, s'était fait excuser de ne pouvoir assister à cette cérémonie où l’on remarquait un public nombreux.
La distribution était présidée par M . Noël, directeur de l’Ecole normale, assisté de M. Hennequart, directeur en 1831 ; de MM. Louis, professeur au Lycée ; Autier, Devin, Latour, Canton, conseillers municipaux ; de M . Dupont, capitaine, instructeur du Bataillon scolaire ; de MM. les professeurs de l’Ecole normale et d'une délégation de la Loge maçonnique. L’école normale des filles était également représentée par deux de ses professeurs.
Après un excellent discours de M . Sandras, directeur de l’école annexe, sur les devoirs des enfants envers leur famille, leurs maîtres et leur patrie, a commencé la distribution proprement dite. Des chœurs, accompagnés par M . Tridémy, et brillamment exécutés par les élèves de l’Ecole normale et les enfants de l’école annexe, ont coupé agréablement la cérémonie qui s’est terminée au milieu des applaudissements de tous.

SPECTACLE. — Concert au kiosque de la Gare, à huit heures du soir, par la musique du 91e : Le duc d'Olonne (AUBER). — Incitation à la Valse (WEBER). — Le Bijou perdu (ADAM). — Patrouille turque (MICHAELIS). — L ’Improvisateur et la Fête, scènes napolitaines (MASSENET). — Le Postillon d'Amour (KŒNEMANN).

Succès au Conservatoire. — Nous apprenons que Mlle Hurez, de Charleville, vient, au Conservatoire de Paris,  d’obtenir un 2e accessit à l'unanimité et qu’elle a été nommée la première.

« La Carolopolitaine ». — Résultat du concours de Vitry, 70 kilomètres. Lâcher A 7 heures 9, vent nord-est, temps clair ; 1, Lépine, 8 h. 89 m. 22 s. — 2, Michel, 8 h. 43 57. — 3, Rousseau, 8 h. 44 25. — 4, Henry, 8 h. 45 26. — 5, Ballot, 8 h. 45 41. — 6, Paroche, 8 h. 48 16. — 7, Jonval, 8 h. 49 6. — 8, Salle Pinard, 8 h. 52 10. — 9, Chariot, 8 h. 53 15. — 10, Godfroy, 8 h.56 11. — 11, Oudart, 8 h. 58 8. — 12, Hermand, 9 h. 2 41. - 13. Raquin, 9 h. 7 29. - 14, Mairesse, 9 h. 23 34.

Acte de brutalité. — Le bruit court en ville que dimanche, vers 3 heures de l’après-midi, un nommé J..., occupé à bêcher dans son jardin aux environs de la rue Forest, aurait, à la suite d’une discussion, frappé sa belle-sœur d’un coup de bêche dans la figure.
A la suite de cet acte brutal, J.... aurait été arrêté.

CHATEAU - REGNAULT - BOGNY. – La grève. — On nous communique la note officielle suivante que nous reproduisons à titre de document :
«Nous avons reçu des ouvriers métallurgistes de Charleville, 39 fr. 60 ; des ouvriers métallurgistes de Revin, 20 fr. 75.
» Nous remercions ces braves citoyens.
» Les chambres syndicales de tout le département sont invitées à se mettre en relation, avec M. Eug. Salmon, secrétaire, route Nationale, 44, à Charleville. M. Salmon représente la Fédération du département des Ardennes, adoptée en principe. »

Marché du 28 juillet 1885. — CEREALES : Farine cylindres, 32.50 à »».»». — Farine de meules, 30.50 à »».»». — Seigle, 15. à »».»». — Blé, 23 à »».»». a 23.50. — Avoine, 20... à »».»». — Orge, 19.5 à »».»». — Son , »».»».; à 12. à »».»». — Pommes de terre longues, 1.40 a 1.50. — Pommes de terre rondes, »».90 a 1. »» »».
Boulangerie : Pain de luxe, les 4 kil., 1.40 à . »». »» »». — Pain ordinaire, 1ère qualité, 1.30 à »». »» »».— Id. 2è qualité, 1.20 à »» »» . »» »» . — Œufs, les 26, 1.90 a 2.OO. — Beurre, le 1/2 kil., 1. »» »» à »».90.
Boucherie ; Boeuf, »».70 à »».90. — Veau, »».80 à »».70. — Mouton, »».90 à 1.20 — Porc, »».80 à »».90. — Lard de France, »».80 à »».70. — Viande de cheval »».25, »».30 et »».50 ; Filet, 1. »» »».

REUNION. — Séance artistique au Café de la Promenade, mardi 28 juillet, à 8 heures, par l’improvisateur Gaston d’ANGEVILLE. Musique, histoire, littérature.

Armée territoriale. — Résultat du Concours de 1885. — 18 balles à tirer. dont 2 d’essai. — Distance : 300 m.
M, Caniard, Eug , de Charleville. prix d’honneur de 1884, et hors concours, s’est classé encore cette année 1er. — M. Lebas, de Montcy-St-Pierre, aussi hors concours, s’est classé quatrième.
PRIX D'HONNEUR — M. Billuart, Henri, de Charleville, une médaille en vermeil, grand module, du ministre de la guerre, avec mention honorable.
1. Robin, Edouard, de Charleville. — 2. Monjot, de Signy-l’Abbaye. — 3. Gamelle, de Nouzon. — 4. Civet, Emile, de Charleville —5. Saingery, de Warcq. — 6. Cocu, H. , de Nouzon. — 7. Magot, de Cons-la-Grandville. — 8. Juppin, Ch., de Charleville. — 9. Carré, Arthur, de Nouzon. — 10. Gérard, de Charleville. — 11. Pierrot, Prosper, de Nouzon.
12. Lépine, de Charleville. — 13. Bourguin, de Nouzon. — 14. Fuzellier. de Nouzon. — 15. Lamblot, de Monthermé. — 16. Simonin, de Charleville. — 17. Champeaux, de Charleville. — 18. Benoist, de Charleville- — 19 Alexandre, Auguste, de Montcy. — 20. Léonard, Ed., de Nouzon. — 21. Stévenin, Gaston, de Charleville. — 22. Muller, de Charleville. — 23. Wiriot, de Charleville.
24. Lagny, de Charleville. — 25. Carles, de Mézières. — 26. Dardenne, de Dom-Ie-Mesnil. — 27. Armand, de Charleville. — 28. Lebègue, Henri, de Charleville. — 29. Paris Louis, de Nouzon. — 30. Christophe, de Gespunsart. — 31. Charpentier, de Charleville. — 32. Sarazin, de Warcq. —
33. Lefèvre, de Charleville, — 34. Brédy, de Charleville. — 35 Riché, de Montcy-St-Pierre. — 36, Cousy. de Charleville. — 37. Scieur, E.,de Nouzon. — 38, Blin Lejeune, de Nouzon. — 39. Lefort, de Mohon.
Trente médailles de différents modules, en vermeil, argent et bronze ; cors de chasse, vermeil et argent ; volumes de la Ligue des Patriotes, sont offerts en prix à cette cible. — Les lauréats sont priés d’assister à la distribution qui se fera le dimanche 2 août au stand de la société de Charleville, ou de s’y faire représenter avec mandat, afin de choisir, suivant leur ordre de classement, les prix qui leur sont offerts.

Singulière trouvaille. — Hier [28], à cinq heures du matin, M, Léon Labione, émailleur chez M. Lagard, et demeurant Avenue du Petit-Bois, 4, a trouvé, sur la Place Ducale, deux billets de 50 fr. déchirés en petits morceaux. On ne peut s’expliquer cette singulière trouvaille.

Arrestation. — Lundi, la police a arrêté le nommé Gueury pour tapage, injures et outrages aux agents.

Soirée artistique, instrumentale, littéraire et récréative à la Brasserie de Strasbourg, tenue par M. Kern , mercredi 29 juillet, à huit heures, par l ’improvisateur GASTON D'ANGERVILLE .

La distribution solennelle des prix sera faite aux élèves du Lycée de Charleville, le lundi 3 août, à dix heures du matin, dans la salle de la Gymnique.

Simple police. — Dans son audience du 25 juillet, le tribunal de simple police a prononcé les condamnations suivantes :
2 pour voies de fait; 2 pour ivresse publique ; 4 pour bruit et tapage nocturne ; 1 pour chien errant sur la voie publique dépourvu du collier réglementaire ; 1 pour débit de boissons ouvert après l’heure réglementaire ; 1 pour s'être trouvé dans un débit après l’heure de fermeture ; 1 pour jet d’immondices sur la voie publique ; 1 pour dépôt de fumier dans une cour ; 1  pour injure simple.

Succès scolaires . — Aux derniers examens d’admission à l ’école normale supérieure de Fontenay-aux-Roses, le département des Ardennes a été brillamment représenté.
Mlle Mayeur, de Regniowez, et Mlle Millet, de la Neuville-en-Tourne-à-Fuy, élèves toutes deux de l ’école normale de Charleville, ont été classées en troisième, ex-œquo, dans la section des sciences ; Mlle Varlet , élève aussi de l ’école normale de Charleville, a été admise avec un bon rang dans la section des lettres.

Tapage injurieux et nocturne . — G . . . qui demeure à Charleville et dont les antécédents ne sont pas précisément des plus louables, empoche un mois de prison et 5 fr . d’amende pour tapage et ivresse.

Coups. — P . . . . , qui habite Charleville, mène une vie de polichinelle et ne peut boire la goutte sans éprouver immédiatement le besoin de rouer de coups la pauvre femme qui a eu le malheur de l ’épouser. Une demande de divorce a été intentée par celle-ci à cet égard. P . . . . reçoit une leçon de modération conjugale, qui se traduit par 5 fr. d’amende. 
Hâtons-nous de dire que c’est sur la demande même de la femme que le tribunal croit devoir se montrer aussi indulgent.

Comité républicain , démocratique et d ’études sociales. — Assemblée générale le samedi 1er août 1885, salle du Châlet, à 8 heures 1/2 du soir.
Les membres du Comité qui, par erreur, n’au ­ raient pas reçu de lettre de convocation, peuvent se présenter munis de leur livret ; ceux qui n’auraient pas reçu leur livret, les trouveront au bureau en entrant.

Incendie . — Hier, à quatre heures du malin, le factionnaire montant la garde à la porte de la caserne , aperçût une forte fumée s’élevant des maisons du faubourg de Flandre .
Le sergent de garde, immédiatement averti, fit aussitôt prévenir le guetteur qui, selon sa louable habitude et avec la déplorable incurie que tous les habitants s’accordent à lui reconnaître, ne pensait guère à donner l’alarme, malgré les appels réitérés faits par les sapeurs pompiers, se rendant sur le lieu du sinistre bien avant le signal de la cloche.
Les ateliers, magasins et bureaux de MM . Moreaux frères, étaient déjà en feu quand les pompiers arrivèrent avec tout leur matériel. Les secours furent promptement organisés par le capitaine Latour et les pompiers, espacés sur toute la largeur du toit, eurent bientôt à coups de haches, concentré le feu dans un espace très restreint. Grâce à cette habile manœuvre, on était maître du feu après une demi-heure de travail. Aussi nous félicitons sincèrement tous les membres de notre belle compagnie pour leur zèle et leur dévouement.
La compagnie des Sauveteurs, arrivée également en toute hâte, s’est rendue utile dans la mesure du possible, ayant affaire à un bâtiment rempli de fer et d’objets que l’on ne pouvait enlever.
Les pompiers de Mézières, commandés par le capitaine Castelin, secondaient leurs camarades de Charleville.
On remarquait sur les lieux du sinistre, les autorités civiles et militaires, de nombreux officiers du 91e, et un fort détachement de ce régiment.
Les ateliers ont été préservés ; les pièces de comptabilité et le coffre-fort, avaient été mis en lieu sûr.
Les dégâts qui ne peuvent être encore évalués, consistent en marchandises fabriquées et en bâtiments (où se trouvent les bureaux , la machine et les magasins). Il y a assurance à l' Union des Deux-Villes pour les bâtiments, appartenant à M . Pol Meurant, et à l'Abeille pour les marchandises appartenant à MM . Moreaux , locataires.
Notons en terminant, un accident regrettable. M . Verdavenne Charles, sapeur-pompier, s’est foulé le pied en combattant l ’incendie.

Délits de pêche . — Comme complément à notre compte-rendu d’hier, nous devons ajouter que les frères Martin ont été condamnés, l’un à soixante francs d ’amende pour délit de pêche, et l’autre à quinze jours de prison pour rébellion et violences envers un garde-pêche .

Acte de brutalité . — Mercredi, vers huit heures du soir, un rassemblement considérable s’était formé dans la rue du Daga , vis-à-vis la maison habitée par M . Berger.
Ce dernier, vieillard de près de 80 ans, à la suite d'une discussion avec un nommé G . . . . , âgé de 50 ans environ, avait été bousculé par ce dernier d'une façon tellement violente qu ’il était tombé le front sur le bord du trottoir.
Les témoins de cette scène portèrent aussitôt sur son lit M . Berger qui était sans connaissance et perdait beaucoup de sang . On le croyait mort.
M . le docteur Larmoyer, accouru en toute hâte, a rassuré les fils de la victime et a prodigué tous les soins nécessaires au malade qui en sera heureusement quitte pour quelques jours de repos.

Société de tir . — La distribution des prix de tir du grand concours 1885 et du concours territorial, aura lieu le dimanche 2 août 1885, à trois heures du soir, au Stand de Montey, avec le bienveillant concours de la Fanfare municipale de Charleville.

La maladie des  barbeaux . — On nous affirme que plusieurs gros barbeaux , atteints de la maladie qui a sévi si fort sur ces poissons l ’an dernier, ont été vus morts, flottant sur la Meuse.

Avis . — L ’on demande à acheter d ’occasion une barque de pêche en bon état. — S ’adresser au bureau du journal. (11995)

CHATEAU - REGNAULT - BOGNY. –La grève . — On nous communique la note officielle suivante que nous insérons à titre de document : 
« Nous avons reçu des ouvriers brossiers de Charleville, 41 fr, 05 c. — Nous les en remercions. 
» Les ouvriers syndiqués de Braux demandent si les employés des douanes ont le droit, comme cela se passe ici, de travailler dans les usines »

 État-civil du 20 au 27 juillet .Naissances : Garçons , 4, dont un présenté sans vie ; filles, 2 présentées sana vie.
Promesses de mariages : Alexandre-Louis Merlot, professeur licencié de l ’Université, et Marie-Eugénie-Béatrix-Alice Seigne, sans profession .— Jules-Victor Défaut, garçon boulanger et Octavie-Léonie Guérin, sans profession. — Nicolas Kolten, menuisier-ébéniste, et Mathilde-Emma Clément, sans profession. — Albert-Adolphe-Emile-Aurelle Barrel de Pontevès, et Anne-Marie-Edouard Alberte Blisse
Mariages : Ernest-Joseph-Prosper Auzanne, 38 ans, et Marie-Lucie Boireau , 23 ans. — Jean-Pierre-Léon Crépeaux, 29 ans, et Marie-Clotilde Béchet, 27 ans. — François-Joseph Robert, 36 ans, et Emma-Hortense Ekelsbek, 31 ans. — Edmond-Antony Durant, 24 ans, et Honorine-Juliette Magnié , 20 ans. — Paul Nalier, 23 ans, et Marie, dite Mangematin, 21 ans.
Décès : Auguste Agnelle , 34 ans, artiste dramatique . — Rosalie-Georgette Gobé, 5 mois 1/2.

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