Eklablog Tous les blogs Top blogs Tourisme, Lieux et Événements Tous les blogs Tourisme, Lieux et Événements
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Chroniques ardennaises

... à travers le Petit Ardennais...

Publicité

[Givet] 1885

Mai

La statue de Méhul. — M . Lartigue, maire, vient d’adresser à tous les maires du département la lettre-circulaire suivante : « La municipalité de Givet, monsieur et cher collègue, vient de reprendre très sérieusement le projet d’érection d’une statue à son illustre enfant Méhul, oeuvre que M . Ambroise Thomas, directeur du Conservatoire à Paris, a pris sous sa haute protection comme président du Comité parisien. La subvention allouée par le ministre des beaux-arts, la souscription du Conseil général et l’appui de tous les Conservatoires de France nous font espérer d’arriver à un prompt résultat. Nous espérons que chaque commune de notre département tiendra à honneur de contribuer pour sa part à ce monument tout ardennais, dont l'exécution doit être confiée à un sculpteur ardennais. Nous venons donc solliciter de vous et de votre Conseil le vote d'une subvention, quelle qu’elle soit, en faveur de la statue de notre grand compositeur Méhul.  Veuillez agréer, monsieur et cher collègue, l'expression de mes sentiments très distingués. » Nous nous associons de tout cœur à l'entreprise de M. le maire de Givet. Les Ardennes ne sauraient trop honorer leurs enfants illustres. Que chacun apporte son offrande et donne dans la mesure de ses moyens et l'on pourra mener à bien l’œuvre commencée. N'oublions pas surtout qu’il s'agit d'une souscription purement artistique et vraiment départementale. L’esprit départi et les questions politiques n’ont rien à voir dans cette circonstance ; il s’agit de rendre à la mémoire d'un Ardennais, qui fut un maître de génie, un célèbre compositeur de tant d’opéras remarquable : JosephEuphrosine et Conradin, la Chasse du jeune Henri, Ariodant, Gabriel d’Estrées, etc, un hommage qui depuis longtemps lui était dû.

120e de ligne. — Par décision ministérielle du 24 avril 1885 : M. Bourlier, chef de bataillon du 120e régiment d’infanterie, a été nommé au commandement du bureau de recrutement de Béthune.

Théâtre. — Dimanche 3, une seule représentation donnée par Mlle Scriwaneck : Les Enfers de Paris, pièce fantastique en 5 actes et 6 tableaux ; La Femme, pièce nouvelle en un acte. — Bureaux à 7 heures 3/4. Rideau à 8 heures 1/4. 
Fête au profit des blessés du Tonkin et du Sou des écoles communales, offerte par la Société gymnique La Givetoise, la musique municipale et les garçons de l’Ecole communale, le dimanche 3 mai, place de la République, à deux heures.
Première partie : Musique municipale. — Allegro militaire ("*). — Gymnique : Mouvement d'ensemble. — Musique municipale : Les Diamants de la Couronne, ouverture ( Auber ). , — ,Gymnique : Boxe . Leçons simples et composées. Petit et grand Salut — Musique municipale : Cavatine de Zaïre (Rossini). — Garçons de l’Ecole communale : Chœur.
Deuxième partie : Ouverture de Giralda ( A u b e r ) . — Gymnique : Bâton. Leçons simples et composées. Attaques, parades et ripostes. Petit et grand Salut. — Carmen, fantaisie (Bizet ).— Gymnique : Gymnastique libre aux agrès. Courses de fantaisie. Assaut et groupe final au portique avec le Chant du Départ.
Le prix des places sur les banquettes est fixé à 10 centimes.
Pendant toute la durée de la fête une quête sera faite au profit des blessés du Tonkin et du Sou des Ecoles communales.

BLESSÉS DU TONKIN. —  Produit d’une quête faite au Café de l'Europe, café fréquenté par MM. les officiers du 45e territorial à Givet ; 4 fr. 50.
 

État-civil du 27 avril au 4 mai 1885. — Naissances. — Garçons : 1 : filles : 2.
Publications de mariage. — Joseph-Alexandre Petit, 53 ans, modeleur, domicilié à Revin (Ardennes), et Marie-Joseph Sacré, 57 ans, couturière à Givet. — William-Alphonse Hippolyte-Emmanuel Durand, 33 ans, employé à Paris, et Lucie-Antoinette Stilmant, 22 ans, sans profession, à Givet. —Eugénie-Jean Sablon, 25 ans. ferblantier à  Givet, et Mathilde-Joseph Césard, 20 ans, sans profession, à Givet.
Mariages. — Néant.
Décès. — Du 28, Maurice Joseph Courtois, un an. — Du 29, Louise Elisa Romy, 42 ans, couturière. — Philippine Vigneron, 45 ans, ménagère. — Du 1er mai, Eugène-Anne-Joseph Petit, épouse Boilan, 54 ans, pâtissière. — Du 2 Xavier-Ferdinand, 54 ans, tanneur.

Acte de probité. — On nous écrit :
Un officier du 45e  territorial, M. Faynot, de Warcq, en garnison à Givet, ayant reçu une pièce de 10 fr. pour 50 cent, s'est empressé d'en faire la restitution le Iendemain à son propriétaire aussitôt qu'il s'en est aperçu.

État-civil du 4 au 11 mai 1885. Naissances. Garçons : 2 ; 1 fille.
Publications de mariage. — Néant.
Mariage. — Victor-Achille Lebrun, 26 ans, peintre à Givet, et Julienne-Joséphine Huet, 23 ans, couturière à Givet.
Décès. — Néant.

Caisse d’épargne. — Opérations du 10 mai 1885. — 31 versements dont 4 nouveaux, 8,175  francs. — 15 remboursements, 7,315 francs. — Un transfert effectué, 115 fr. 99 c.

Génie. — Par décision ministérielle du 13 mai courant, M. Butin, adjoint de 3e classe à Givet, a été désigné pour être employé à Lille.

Arrestation. — Les époux Delaite, trouvés dans la rue sans papiers ni ressources et en état de mendicité, ont été écroués à la maison d'arrêt.

État civil du 11 au 18 mai.Naissances : Garçon, 1 ; filles, 2.
Publication de mariage : Louis-Simon-Joseph Merlin, 55 ans, commandant retraité du régiment des grenadiers belges, domicilié à Ixelles-les-Bruxelles (Belgique), et Joséphine-Thérèse Beaufeist, 31 ans, sans profession, domiciliée à Givet.
Mariage : Eugène-Jean Sablon, 25 ans, ferblantier, domicilié à Givet, et Mathilde-Joseph Césard, 20 ans, sans profession, domiciliée à Givet.
Divorce: François-Jean-Baptiste-Gustave Boilan, 39 ans, employé des postes et télégraphes, domicilié à Givet, et Lucie-Eugénie Faverotte, 29 ans, sans profession, domiciliée à Paris.
Décès : Néant.

Caisse d’épargne (Opérations du. dimanche 17 mai 1885). — 36 versements dont 4 nouveaux, 7,154.»». 10 remboursements, 3,385.20. 1 transfert recette, 52.71.

121e de ligne. — Mercredi [21], un détachement de 123 hommes, sous-officiers, caporaux et soldats, est parti pour le camp du Pas-des-Lanciers.
Tous les officiers du régiment et la musique avaient accompagné ces braves volontaires jusqu'à la gare, où leur départ a été salué par la Marche des Volontaires.

Arrestation.  — Le sieur Philippe Florent, âgé de 30 ans, sans profession ni domicile, originaire de Belgique, a été arrêté pour infraction à un arrêté d'expulsion. 
Voici ses états de service judiciaires : A subi plusieurs condamnations, a été expulsé plusieurs fois, est bien connu à la prison de Rocroi.

Expulsions. — Les individus dont les noms suivent ont été amenés dans une voiture cellulaire et immédiatement expulsés du territoire français par la gendarmerie de Givet, savoir :
Lement, Victor, né à Paris, de parents hollandais. condamné en cette ville le 11 janvier 1882, à 2 mois d’emprisonnement pour vagabondage. — Roos, Jean-Baptiste Emmanuel, né à Louvain (Belgique), condamné déjà pour mendicité, a été arrêté à Paris pour vagabondage. — Gil, Thomas, né à Cervera, province de Legranis (Espagne), a été condamné à Rouen, le 26 juin 1884, à 2 mois de prison pour complicité de mendicité par des enfants. — Battau, Jean-Joseph, né à la Queue-du-Bois (Belgique), a été condamné à Villefranche, le 12 février 1885, à 3 mois de prison pour vol et ivresse — Cagneux, Jean-Louis, né le 25 juillet 1814, à Pussemange (Belgique), condamné par le Tribunal correctionnelle Charleville en date du 29 mai 1883 à 6 mois de prison pour vol.

GIVET. — Théâtre. — Lundi 25 : Mignon, opéra-comique en 3 actes et 4 tableaux; Brouillés depuis Wagram, comédie en un acte. — Prochainement, Manon, le dernier et charmant opéra-comique de Massenet.
Bureaux à 7 h. 1/2. — Rideau à 8 heures.

Arrestation. — La gendarmerie a arrêté, pour infraction à un arrêté d’expulsion, le nommé Wirgot, Léon, plafonneur, sujet belge.

CHEMINS DE FER DE L’EST. — Promenade dans la vallée de la Meuse. — En vue de faciliter les promenades dans la Vallée de la Meuse, les dimanches et jours de fête, la Compagnie des chemins de fer de l’Est délivre, comme les années précédentes, du 1er mai au 15 octobre, à ses gares d’Epernay, de Reims, de Rethel, de Sedan et de Charleville pour Givet, des billets spéciaux d’aller et retour à prix très réduits, donnant aux voyageurs le droit de descendre à l’une des stations comprises entre Charleville et Givet et de reprendre le chemin de fer à une autre station. 
La délivrance de ces billets a lieu le samedi ou la veille des jours de fête à partir de midi et se continue jusqu’au lendemain à midi. Ils sont valables, pour le retour, jusqu’au lundi ou jusqu’au lendemain des jours de fête, dans les trains partant dans la matinée jusqu’à midi. Enfin, ils sont reçus dans tous les trams comprenant des voitures de la classe pour laquelle ils sont délivrés. 
Prix des billets d’aller et retour : d’Epernay, 1re classe 12 fr., 2e classe, 9 fr., 3e classe 7 fr.; de Reims, 10 fr ., 8 fr., 6 fr. ; de Rethel, 8 fr., 6 fr., 4 fr.; de Sedan et Charleville, 7 fr., 5 fr, 3fr.

Enfant brûlée. — Dans le courant de la semaine dernière, Mme François, obligée de faire une course, avait Iaissé chez elle ses deux jeunes enfants tranquillement endormis. 
Pendant cette absence, une voisine entendit des cris qui provenaient de la chambre où étaient couchés les pauvres petits. Elle s’y rendit aussitôt et trouva le berceau de la jeune Alexina, âgée de dix neuf mois, complétement en flammes. Elle put sauver  Ia malheureuse qui, malgré des brûlures assez graves, est en bonne voie de guérison.
Quant au jeune Marcel, âgé de sept ans, et qui paraît être l’auteur involontaire de cet incident, il en a été quitte pour la peur.

Etat-civil du 18 au 25 mai 1885.Naissances. — Garçons : 2 ; filles : 3.
Publications de mariage. — Charles Eichenlaub, 33 ans, préposé des douanes à Givet, et Marie-Mélanie Piot, 57 ans, couturière à Ham-les-Moines (Ardennes), — Henry-Victor Cazot, 30 ans, tailleur d’habits à Givet, et Virginie-Alexandrine Muret, 29 ans, couturière à Givet.
Mariage. — Néant,
Décès. — Du 20, Marie-Joseph Robins, épouse Lambinet, 72 ans, ménagère. — Du 23, Désiré-Julien Henneaux, 54 ans, ouvrier en crayons.

Caisse d'épargne. — Opérations du dimanche 24 mai 1885. — 16 versements dont 1 nouveau, 2,595 francs. — 16 remboursements dont 5 pour solde, 8,551 fr, 94 c.

La soirée théâtrale. — La représentation de Mignon, donnée hier par la troupe de Charleville, sous la direction de M. Delestang- Kastner, a eu un assez beau succès. Les applaudissements répétés et le rappel final en sont les meilleures preuves. M. Dolidon, dans le rôle de Lothario, a été très-goûté par le public givetois. Mmes Emma Nildha et Longueville ont rempli leurs rôles de Philine et de Mignon à la satisfaction générale; malgré le léger voile qui couvre le charme de leur voix.
Citons enfin M. Coutelier qui a chanté avec goût son rôle de Wilhelm Meister, et ajoutons que les artistes ont été soutenus par un assez bon orchestre.
On annonce pour le premier jour Manon, opéra-comique nouveau ; mais la nouvelle n’est pas encore certaine.

Mention honorable. — Aux termes d’un rapport présenté par le ministre da l’intérieur et approuvé le 22 mai 1885, par le président de la République, une mention honorable a été décernée à M . Jacquemart, Emile, sergent de ville à Givet : s’est signalé en arrêtant un cheval emporté le 19 mars 1885.

Vol. — Des malfaiteurs inconnus, que l'on soupçonne être les vanniers ambulants qui infestent notre département, ont soustrait à M. Giot, Pierre, au lieu-dit Mon Bijou, une assez grande quantité d'osiers, estimés 15 francs.

 

Juillet

Distinction méritée. — M. Léon Fenaux, capitaine de frégate, vient d’être nommé officier de la Légion d'honneur. Ce jeune officier supérieur avait été nommé tout récemment chef de bureau du Service des équipages de la flotte et de la justice maritime au ministère de Paris.

Fête de gymnastique. — Dimanche 5 juillet a eu lieu la séance de gymnastique donné par la Givetoise à ses membres honoraires, avec le gracieux concours de la Revinoise et de la musique municipale de Givet. 
Au début de la séance, M. Alphonse Fénaux, vice-président de la Givetoise, a souhaité en ces termes, la bienvenue aux gymnastes de Revin :
« Messieurs, 
C’est avec un vif plaisir que nous sommes venus, ce matin, vous attendre au chemin de fer pour vous souhaiter la bienvenue. Nous sommes heureux de recevoir nos frères de Revin et nous vous remercions bien sincèrement de votre bonne visite et du gracieux concours que vous avez bien voulu venir donner à notre fête. C’est avec peine que nous nous sommes vu forcer de supprimer le vin d’honneur que nous nous serions fait un devoir de vous offrir mais, malheureusement, le temps nous manque car comme vous le savez, la matinée est réservée aux exercices de tir ; nous espérons qu’en sa faveur vous voudrez bien nous pardonner ce manque de cérémonie. 
Le tir est une des branches principales de gymnastique, et nous voyons que, partout en France et surtout dans nos régions de l’Est, on cherche à refaire les forces des enfants de la nation afin d’obtenir le plus tôt possible une armée solide et prête à défendre victorieusement l’honneur de notre cher pays. Aussi ce doit être pour le gymnaste un devoir sacré de ne jamais manquer l’occasion de s’exercer au tir. 
Messieurs, nous vous saluons tous aux cris de : Vive la République ! Vive la Revinoise ».
Après a eu lieu un concours de tir suivi de l’exécution irréprochable des exercices annoncés sur le programme.
En somme, fête des mieux réussies et qui a laissé, à Givet, un excellent souvenir. 

Comité républicain. — Les électeurs du canton de Givet qui désirent se  faire inscrire au Comité républicain sont priés de s’adresser le plus vite possible, aux membres de ce Comité dont la liste a été publiée.

Noyé. — M. Guilloux, Jean-Marie, soldat au 120e de ligne, s’est noyé en se baignant dans la Meuse. Malgré les recherches pratiquées de suite par ses camarades et un moniteur de natation, son cadavre n’a été retrouvé que longtemps après par un pécheur, M. Bouchoux.

Terrible accident. — Hier matin à 6 heures 1/2, le nommé Baret, Pierre- Alexis, employé à la compagnie de l’Est, comme poseur  de rails, en passant entre deux wagons pour accrocher, fut tamponné par suite d'un mouvement de recul de la machine et maintenu entre les deux tampons jusqu’au moment où le machiniste averti de ce fait, fit avancer la locomotive pour le délivrer. Baret tomba sur le sol pour ne plus se relever. Transporté au poste, on fit aussitôt appeler M. le docteur Dupierry, qui ne put que constater la mort. Baret était né à Evigny (Ardennes), le 11 août 1829, marié et père de trois enfants ; dans trois mois il devait prendre sa retraite. Il habitait Nouvion-sur-Meuse où sa femme est garde-barrière à la gare ; il était attaché depuis quelque temps à la balastière de Givet.

Ascension d’un ballon. — Mardi dernier, a eu lieu, comme nous l’avions annoncé, à l’occasion de la fête nationale, l’ascension d’un ballon par l’aéronaute Surcouf. A deux heures, une foule considérable s’était rendue sur les Glacis, pour assister à cette ascension qui était la grande attraction de la journée. Un amateur, M. Hector Meunier, avait bien voulu se joindre à l’aéronaute. A trois heures, aux sons de la Marseillaise, jouée par la musique du 120e de ligne, le ballon s’élevait doucement, emportant les deux hardis voyageurs. Le temps était superbe, le vent très doux et le voyage s’est passé de la plus agréable façon. Nous ne pouvons d’ailleurs mieux faire que de laisser la parole à M . Hector Meunier, qui a bien voulu nous communiquer ses impressions : « A peine étais-je entré dans la nacelle que le ballon quittait la terre; je ne me suis pas senti monter ; pas la moindre secousse. Je voyais, au fur et à mesure de l’ascension, tout devenir plus petit. Arrivés à 500 mètres, nous entendions encore parfaitement la musique du 120e; nous montons toujours ! L ’effet alors est splendide ; nous voyons cette foule, que nous venons de quitter, ressembler à une tête d'épingle ; arrivés à 900 mètres, nous planons un instant sur Givet; il nous semblait que nous aurions pu le tenir tout entier dans le creux de la main. La Meuse était comme un petit filet d’eau ; à peine, en regardant bien pouvait-on distinguer un bateau. A cette altitude nous nous trouvions dans un état de calme, de béatitude parfaite, éblouis par le vaste panorama qui se dessinait au dessous de nous, distinguant parfaitement jusque Mézières et Mohon. Craignant de nous engager au-dessus de la vaste forêt des Ardennes, M. Surcouf dut songer à la descente. Elle s’effectua doucement et sans plus de secousse que lors de la montée. Nous sommes au-dessus du village de Charnois ; mon guide me prie de jeter l’ancre et nous atterrissons après avoir été traînés pendant une centaine de mètres.  Les habitants du village nous accueillent fort bien et nous aident à dégonfler le ballon, puis nous regagnons Givet. De ma via je n’oublierai cette ascension. Je n’ai pas songé une seconde au danger ; la vue féérique de ce paysage m’.absorbait complètement. Il me reste à remercier M. Surcouf qui a été d'une amabilité parfaite et un compagnon charmant. »

Légion d’honneur. — Nous apprenons avec plaisir que M. Aug. Labouverie, capitaine commandant la batterie de forteresse de Givet, est nommé au grade de chevalier de la Légion d’honneur. Cet officier de mérite est un de nos compatriotes des Ardennes.

Le 14 juillet. — Dès la veille, la ville était pavoisée de drapeaux. Retraite aux flambeaux par la 120e de ligne et les sapeurs-pompiers. 
Le 14, au matin, salve de 21 coups de canon, renouvelée à midi et le soir. 
A neuf heures, le 120e, l’artillerie, le bataillon du 39e, les douaniers et les forestiers défilaient devant le colonel du 120e et devant les autorités civiles. 
Le soir, grand bal champêtre et illuminations splendides dans toutes les rues de la ville.

Expulsés. — La voiture cellulaire, du 21 courant, a amené à Givet les treize expulsés dont les noms suivent : Karmes, Valentin, né à Wecler (Belgique), a été condamné à Reims, le 22 décembre 1880, à 2 mois de prison pour mendicité. — Volpi, Agostino, âgé de 25 ans, sujet italien. — Mittington, Henri, âgé de 38 ans, né à Paris de parents anglais. — Allard, Ernest-Gaston-Maree-Oscar, âgé de 42 ans, sujet belge. — Vandroy, Jean-Baptiste, âgé de 22 ans, sujet belge.— Williams, Emile-François, âgé de 40 ans, sujet belge. — Thiry, François, âgé de 33 ans, sujet belge. — Moresco, Julien, figé de 29 ans, sujet belge. — Leibold, Gustave-Joseph, né à Grapfontaine (Belgique), le 7 mai 1856. — Landa, Julien-Victor, âgé de 25 ans, sujet belge.— Dogny, Pierre-Joseph, âgé de 26 ans, sujet belge. — Bradfer, J.-B., âgé de 31 ans, sujet belge. — Dayneau, Florentin, né à Waterloo (Belgique), a été condamné à Valenciennes, le 21 mars 1873, à mois de prison pour tentative d’évasion et tapage nocturne. Ces individus ont été enchaînés par les soins de la gendarmerie et reconduit à la frontière.

CHEMINS DE FER DE L’EST. — Promenade dans la vallée de la Meuse. — En vue de faciliter les promenades dans la Vallée de la Meuse, les dimanches et jours de fête, la Compagnie des chemins de fer de l’Est délivre, comme les années précédentes, du 1er mai au 15 octobre, à ses gares d’Epernay, de Reims, de Rethel, de Sedan et de Charleville pour Givet, des billets spéciaux d’aller et retour à prix très réduits, donnant aux voyageurs le droit de descendre à l’une des stations comprises entre Charleville et Givet et de reprendre le chemin de fer à une autre station. 
La délivrance de ces billets a lieu le samedi ou la veille des jours de fête à partir de midi et se continue jusqu’au lendemain à midi. Ils sont valables, pour le retour, jusqu’au lundi ou jusqu’au lendemain des jours de fête, dans les trains partant dans la matinée jusqu’à midi. Enfin, ils sont reçus dans tous les trams comprenant des voitures de la classe pour laquelle ils sont délivrés. 
Prix des billets d’aller et retour : d’Epernay, 1re classe 12 fr., 2e classe, 9 fr., 3e classe 7 fr.; de Reims, 10 fr ., 8 fr., 6 fr. ; de Rethel, 8 fr., 6 fr., 4 fr.; de Sedan et Charleville, 7 fr., 5 fr, 3fr.

Brevet élémentaire. — Parmi les jeunes filles admises au brevet élémentaire dans la Marne, nous relevons les noms de six de nos compatriotes, ce sont, par ordre alphabétique : MMlles Briquelet, Elise, de Givet ; Godet, Irma, de Grandpré; Gouverneur, Jeanne, de Balan; Havet, Marie, de Léchelle; Ponsin, Jeanne, de St-Pierremont; Princiaux, Constance, d’Auboncourt; Sinot, Marie, de Blanchefosse.

 

Publicité
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article