... à travers le Petit Ardennais...
11 Juin 2020
Enfant d'emprunt. — Le 30 avril, la nommée Larbiére Céline, âgée de vingt ans, faisant croire à ses parents qu’elle était enceinte des œuvres d’un jeune homme qu’elle voulait épouser malgré l’opposition de ceux-ci, partait pour Reims, soi-disant pour faire ses couches.
Sa première occupation, en arrivant dans cette ville, fut de chercher un nourrisson. Après s’être fait examiner par une sage-femme et un médecin auxquels elle prétendit « qu’ils n’y connaissaient rien, » elle obtint comme nourrice pour deux ans et sans prix fixé à l’avance, un jeune enfant de huit jours, déclaré à l’état-civil sous le nom de Bailla.
Elle revint alors à Haybes avec son nourrisson qu’elle donnait comme son fils. Bientôt l’autorité, prévenue, la fît arrêter.
La pauvre fille reconnaît qu’elle a agi à la légère, mais elle dit pour s'excuser, qu’elle aurait, pendant deux ans, soigné son fils d’emprunt comme s’il était le sien propre.
Mise en liberté. — On nous écrit qu'après enquête, la jeune Céline Larbière, dont nous avons raconté l'escapade à Reims, a été remise en liberté.
Il a été reconnu que cette jeune fille, avait, en compagnie de son amant qu'elle adore depuis quatre ans, imaginé ce moyen pour couper court à l'opposition que les parents du futur, mettaient à leur union.
Elle avait donc pris, moyennant une rétribution de 20 fr. par mois, un nourrisson qu’elle voulait, dit-elle, soigner aussi consciencieusement que possible.
Il n'y a donc rien eu de répréhensible dans toute cette affaire, qui n’est, au fond, qu’un simple enfantillage.
Insultes. — |21] M . Larbière-Servais se plaint de ce que, depuis l'innocente escapade de sa fille, il se trouve en but aux insultes de certains ouvriers qu’il rencontre sur son passage.
Nous ne saurions trop engager ces personnes à cesser des grossièretés aussi inutiles que déplacées.